La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

À quoi sert Tor ? Presque pas à aller sur le dark web

Posté le 04/12/2020

Une équipe de chercheurs académiques a essayé de déterminer quel pourcentage des utilisateurs du réseau anonyme Tor s'en servait pour visiter des sites « illicites » ou du moins « cachés ». D'après eux, seuls 7% visitent les sites du dark web (ceux en .onion), tandis que les autres se servent de Tor uniquement comme protection sur le web traditionnel.

https://cyberguerre-numerama-com.cdn.ampproject.org/c/s/cyberguerre.numerama.com/9172-a-quoi-sert-tor-presque-pas-a-aller-sur-le-dark-web.html/amp

Le réseau anonyme Tor peut être présenté en adoptant deux points de vue diamétralement opposés. D’un côté, c’est un outil essentiel, voire vital, pour les habitants de certains pays confrontés à la censure ou à des menaces, mais aussi pour de nombreux journalistes, activistes et autres militants qui ont besoin de sa protection pour leurs échanges. De l’autre, Tor protège aussi certains réseaux criminels, du trafic de drogues et d’armes à d’autres délits comme la pédopornographie. C’est le dilemme du Dark Web.

Alors forcément, les avis sur le réseau anonyme et les propositions de régulation avivent les passions. C’est pourquoi une équipe de chercheurs internationaux menée par Eric Jardine (Virginia Tech) s’est penchée sur une question : est-ce qu’une majorité d’utilisateurs de Tor s’en servent pour des activités malveillantes ? Leur objectif : donner un indicateur — bien qu’imprécis — sur la répartition entre les usages bénéfiques et les usages malveillants de Tor, qui puisse être pris en compte dans les discussions des législateurs. Sans surprise, leur bilan, publié sur le site de la revue PNAS le 30 novembre 2020, est mesuré.

D’après leur analyse, 7 % des utilisateurs et utilisatrices de Tor se connectent à des sites en « .onion », accessibles uniquement par Tor, et donc « cachés » de la navigation classique, d’où le nom « dark web ». Les chercheurs partent du postulat, évoqué dans une précédente étude, mais discuté, que ces « .onion » soient en large majorité des sites malveillants, comme des places de marché de drogue ou des plateformes de revente de données.

Autre détail souligné par les auteurs du papier : les connexions à des services cachés sont plus élevées dans les pays les plus « libres ». Dans les pays connus pour leurs mécanismes de censure, les utilisateurs s’en servent plus pour visiter le web classique.

Lisez la suite de l'article sur Cyberguerre/Numerama