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Les Français sont-ils heureux au travail ?

Posté le 04/03/2021

Les Français sont-ils heureux dans leur activité ? Qu’est-ce qui leur pèse ou, au contraire, les motive, leur fait plaisir ? Les réponses d’une grande étude menée par Microsoft, avec le philosophe Charles Pépin.

Dans quelle mesure le travail peut-il contribuer au bonheur ? Qu’apporte-t-il aux actifs Français ? Voici deux des questions posées à plus de 2.200 salariés par Microsoft, avec l’aide de l’institut Opinion Way et du philosophe Charles Pépin, dans le cadre d’une grande étude menée en novembre 2020. Première indication : pour être heureux, les Français ont besoin d’exercer un travail qu’ils aiment. L’étude distingue quatre grandes catégories de salariés, en fonction de leur rapport au travail. Découvrez lesquelles… et essayez de repérer à laquelle vous appartenez !

 

https://www.capital.fr/votre-carriere/les-francais-sont-ils-heureux-au-travail-1395614

Les passionnés : le travail, c'est toute leur vie

Ils représentent 16% des actifs. Ces enthousiastes vivent pour leur job et le font avec plaisir. Tournés vers l’avenir, ils cherchent en permanence à prouver leur valeur. Pour eux, le travail est une liberté avant d’être un devoir. C’est une passion, un moyen de s’évader et une source d’épanouissement. Ils aiment la personne qu’ils sont au boulot et la force que cela leur donne. S’identifier à leur travail contribue à leur bonheur. On trouve, au sein de cette famille d’actifs, beaucoup de nouveaux arrivants sur le marché du travail, qui cherchent à faire leurs preuves, ou des entrepreneurs investis.

• Ils ont majoritairement entre 35 et 49 ans, mais sont légèrement surreprésentés parmi les 18-24 ans. 
• Ils habitent un peu plus fréquemment la région parisienne. 
• Ils travaillent plus souvent dans le secteur du commerce. 
• Ils sont très nombreux parmi les chefs d’entreprise et commerçants, et plus souvent que la moyenne travaillent seuls ou n’ont pas de salariés. 
• Ils ont moins d’ancienneté dans leur entreprise ou ont créé leur entreprise il y a moins de cinq ans.

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Les bonus du travail

Le travail contribue à leur bonheur… Les passionnés privilégient le travail-plaisir plutôt que la recherche de sens. Ils aiment aller bosser car il s’agit pour eux autant d’un moyen de gagner de l’argent que de s’accomplir.

… Et il leur permet d’exister. Ils estiment vivre actuellement les plus beaux moments de leur carrière, mais comptent en vivre d’autres à l’avenir. Ils cherchent continuellement à progresser pour pouvoir évoluer. Pour rien au monde ils ne voudraient changer d’activité.

Le temps du confinement

Une préférence pour le travail en présentiel… Ayant le plus souvent une activité hors bureau qui a pu se poursuivre pendant les confinements, ils ont davantage continué à se rendre sur place que la moyenne. Plus généralement, leur vie tourne autour du travail et leur bonheur en dépend, ils ont donc cherché à continuer leur activité le plus normalement possible.

… Même s’ils ne rejettent pas le télétravail. Ils sont bien équipés en numérique et apprécient de pouvoir travailler dans le calme de leur logement.

Les précurseurs : un moyen de s'épanouir

Ils représentent 30% des actifs. Ils vont bosser avec plaisir et le travail contribue fortement à leur bonheur et à leur épanouissement. Plus que le plaisir, ils valorisent la quête de sens. Ainsi, même si leur profession leur permet d’assurer leur sécurité financière, il leur importe davantage qu’elle les aide à développer leurs valeurs. Plutôt jeunes, mais ayant déjà fait leurs premiers pas dans la vie active, ils ont acquis un statut confortable.

• Ils sont surreprésentés parmi les 25-34 ans. 
• Ils appartiennent le plus souvent aux catégories socioprofessionnelles très aisées. 
• Ils occupent en majorité une fonction d’encadrement. 
• Ils font partie du mid-management, voire de la direction.

Les bonus du travail

Le travail contribue fortement à leur bonheur… C’est un moyen pour eux de se réaliser, de trouver sa place dans la société et de développer sa vie sociale. Ils estiment même que le travail est un moyen de s’évader. … Car il leur a permis d’être en phase avec eux-mêmes. Le travail leur a offert la possibilité de s’épanouir, mais surtout de développer leurs valeurs.

>> A lire aussi - "Le sens que l'on trouve à son travail n'est pas toujours celui qu'on cherche"

Le temps du confinement

Une période de sursollicitation stimulante… Ils ont le sentiment d’avoir eu des journées plus longues, plus occupées, d’avoir été sollicités en dehors des heures de travail. Cela ne les a pas gênés. Au contraire, une majorité d’entre eux s’est même sentie plus productive qu’en temps normal. … Et qui leur a offert des avantages, grâce au télétravail. Même s’ils apprécient leur cadre de travail habituel, ils reconnaissent que la distance leur a évité du stress. Peut-être parce qu’ils ont pu avoir leur conjoint(e) à leurs côtés, et que cela a contribué à leur bonheur personnel. Pratiquant le télétravail plus souvent que les actifs de manière générale, ils sont beaucoup plus équipés que la moyenne en outils numérique (ordinateur, tablette, etc.).

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Les résignés : une épreuve au long cours

Ils représentent 36% des actifs. Ils ne trouvent pas de bonheur dans un travail qu’ils n’apprécient guère et qui leur permet avant tout de survivre financièrement. Pour les résignés, le travail est un devoir. Ils ont le sentiment que cela restreint les libertés et la vie sociale, enferme dans des cases et est un frein à l’évasion. Ils sont aussi inquiets pour leur avenir. Plutôt âgés, ruraux et plus nombreux parmi les ouvriers.

• Ils sont surreprésentés parmi les plus de 50 ans. 
• Ils sont peu diplômés. 
• Ils ont des revenus faibles. 
• Ils sont le plus souvent ouvriers et travaillent dans les secteurs de l’industrie ou du BTP. 
• Ils font partie des exécutants et dépendent de leurs managers. 
• Ils travaillent peu dans des bureaux.

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