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Fin de période d'essai, licenciements... Mobilisés, des employés d’Astek dénoncent des pratiques qu'ils jugent illégales

Posté le 15/06/2020

Des salariés du groupe spécialisé dans le numérique se sont réunis, ce mercredi, devant leurs locaux à Biot. Ils dénoncent des pressions et des licenciements injustifiés en pleine crise sanitaire.

 

https://www.nicematin.com/faits-de-societe/fin-de-periode-dessai-licenciements-mobilises-des-employes-dastek-denoncent-des-pratiques-quils-jugent-illegales-513594

Le poing levé, le slogan scandé haut et fort sous les fenêtres de leur direction. Une trentaine de salariés du groupe Astek – ils sont environ 350 à travailler sur le site sophipolitain –, société spécialisée dans les services du numérique implantée sur la partie biotoise de la technopole, s’est mobilisée pour dénoncer des pratiques qu’ils jugent illégales à l’encontre de plusieurs de leurs collègues depuis le début de la pandémie (fin de périodes d’essai, licenciements, etc). 

Pour Eric Ducatel, délégué syndical Diversité et proximité à l’origine du regroupement, "la situation s’est dégradée depuis quelques semaines. Et L’idée de cette mobilisation, c’est de mettre fin à ces pratiques de pressions individuelles."

"TOUT ÇA, C’EST DE L’ABUS DE FAIBLESSE"

Le délégué syndical qui se veut l’un des porte-parole de salariés parfois sans ressources demande "que face à la difficulté économique actuelle, Astek nous propose un vrai plan social pour accompagner ses salariés. Tout ça, c’est de l’abus de faiblesse caractérisé. Les travailleurs étrangers sont des cibles faciles. Et nous, on veut que ça cesse."

Derrière toutes ces manœuvres que dénoncent les syndicats du groupe, les travailleurs étrangers seraient donc les premiers visés. C’est ce que confirme Thierry Goutorbe, délégué syndical Solidaires informatique: "Nous avons de réels soupçons de discrimination. Les premiers salariés visés, ce sont eux. Le problème, c’est que nous travaillons énormément avec Amadeus, qui a subi la crise de plein fouet. Donc ça a mis Astek en difficulté. Nous en sommes conscients. Mais la direction répond qu’aucun plan social n’est nécessaire. Or, pendant ce temps, ils convoquent des salariés pour leur mettre la pression et les faire partir."

200 SALARIÉS CONCERNÉS D’APRÈS LES SYNDICATS

À Sophia Antipolis, en tout, ce ne sont pas moins d’une trentaine de personnes qui auraient été poussées vers la sortie. Qu’il s’agisse d’une fin de période d’essai, d’un licenciement ou d’un accord à l’amiable. 

"Aujourd’hui, à Sophia, ce sont environ 200 personnes qui sont concernées car elles n’ont aucune mission actuellement, poursuit Frédéric Blanc, délégué syndical FO. On me contacte au quotidien pour me faire part de pressions. Au départ, la Direccte est intervenue concernant les fins de périodes d’essai non justifiées. Et la direction en a tenu compte. Mais derrière, c’est reparti de plus belle. Concernant les licenciements, la technique est simple: ils proposent des missions géographiquement éloignées. Les salariés refusent alors que leur contrat prévoie cette éventualité et ils sont donc licenciés pour faute. En pleine période de crise sanitaire, c’est dégueulasse d’agir de la sorte."

Sollicitée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer.