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Chômage partiel longue durée et baisse des salaires, le deal d'Akka pour sauver 1.100 emplois

Posté le 19/11/2020

Le groupe d'ingénierie a ouvert une consultation sur l'activité partielle de longue durée pour ne pas licencier 1.150 consultants sans mission à Toulouse. Mais il juge insoutenable le reste à charge de 25 % des salaires et demande une dérogation pour baisser les rémunérations. La CGT s'oppose à cette proposition, qui devra obtenir l'assentiment de tous les syndicats.

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Depuis la crise, Akka Technologies reçoit deux fois moins de commandes d'Airbus, Safran, Thales Avionics, Dassault, etc. Le groupe d'ingénierie, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros en 2019 avec 21.000 salariés dans le monde, a subi une chute de son activité aéronautique de 38 % au troisième trimestre 2020 par rapport à l'an dernier.

A Toulouse où ce secteur pèse 80 % de son activité, 900 de ses 2.200 consultants n'ont pas de mission et 250 travaillent sur des projets internes, non facturés. La société a donc ouvert, le 6 novembre, une consultation avec les représentants du personnel « pouvant déboucher sur […] un plan de restructuration adapté à la charge ». Pour éviter la suppression d'un millier d'emplois, la direction et les syndicats étudient la mise en place de l'activité partielle de longue durée (APLD), associée à un plan de départs volontaires.

La direction a laissé un mois aux syndicats pour étudier une solution. La décision de mettre en place l'activité partielle ou de négocier un plan social sera prise au début décembre. La direction n'a pas encore formalisé ses propositions par écrit mais veut négocier une APLD « dérogatoire » à l'accord de branche de la Fédération du conseil. Celui-ci prévoit que l'activité partielle est rémunérée à 84 % du salaire net et laisse un reste à charge de 25 % à l'entreprise. Akka Technologies estime que c'est insoutenable avec la chute des commandes et demande une baisse des rémunérations. Une dérogation difficile à accepter pour les syndicats. « Pour que notre fédération prenne une décision, il faudra une expertise externe sur la situation financière de l'entreprise, un rapport de la direction et des contreparties sur la formation et les débouchés », prévient Stéphane Lépine, délégué central CFDT.

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